L’Action Française, saint Pie X et la démocratie chrétienne

L’Action Française, saint Pie X et la démocratie chrétienne

L’Action Française, saint Pie X et la démocratie chrétienne

 

En 1910 le pape fustigeait l’idéal d’émancipation politique et sociale de Marc Sangnier, vicié par une fausse idée de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la dignité. Selon saint Pie X, « les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires, ni novateurs, mais traditionalistes ».

La lettre sur le Sillon, Notre charge apostolique, écrite par le pape saint Pie X et datée du 25 août 1910 (fête de saint Louis – et ce n’est pas un hasard !) est de ces documents qui emportaient l’admiration enthousiaste de Charles Maurras pour l’Église « temple de définitions du devoir ». À l’aube de ce XXe siècle qui allait commettre tant d’atrocités au nom de la démocratie, le saint pape redressait charitablement mais vigoureusement Marc Sangnier qui, en France, propageait l’utopie d’un monde idéal par ce régime. Le pape était très clair : « Nous n’avons pas à démontrer que l’avènement de la démocratie universelle n’importe pas à l’action de l’Église dans le monde », car l’institution divine ne saurait s’inféoder à un parti.

L’Église peut-elle accepter la démocratie ?

De tout temps, l’Église a laissé les peuples libres de choisir entre monarchie, aristocratie, démocratie, le régime convenant à leurs traditions et à leurs intérêts. Elle peut très bien accepter la démocratie en tant que simple principe de désignation, par l’élection, des autorités. En vertu de quoi Léon XIII, croyant servir la paix civile, incita les catholiques français en 1892 à se rallier à la République, mais on voulut alors oublier qu’en France ce régime, héritier des Lumières et de la Révolution, n’envisageait l’élection que comme principe de création du pouvoir, donc rendait bien difficile pour l’élu de reconnaître qu’il tient son pouvoir, comme tout pouvoir ici-bas, de Dieu seul et qu’il doit l’exercer au service supérieur du bien commun. À la génération suivante, Sangnier et ses amis, dont saint Pie X reconnaissait la générosité, oublièrent les précautions de Léon XIII parlant de la démocratie sans lui donner un sens politique et comme d’une « bienfaisante action parmi le peuple » ; ils se laissèrent dévoyer ; ils adhérèrent, refusant toute obéissance et tout respect de l’expérience ancestrale, à l’idéologie même de la démocratie pour dresser la souveraineté du peuple face à celle de Dieu et la brandir comme le phare d’un monde nouveau et plus juste…

La cité catholique

Mais citons saint Pie X : « On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases […] ; non, la civilisation n’est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. » Le pape montrait ensuite que l’idéal d’émancipation politique, sociale et intellectuelle que rêvait de réaliser le Sillon, était vicié par une fausse idée de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la dignité. En voulant donner à chaque citoyen « une âme de roi », à chaque ouvrier « une âme de patron » et ainsi « porter à son maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun », il « entraîn[ait] l’homme sans lumière, sans guide et sans secours dans la voie de l’illusion ». Quand on s’éloigne de l’ordre naturel créé par Dieu on ne peut qu’errer…

Une agitation tumultueuse, stérile

 Que pouvait-il sortir d’une telle collaboration avec des non-chrétiens et des idéologues venus de toutes parts ? « Une construction purement verbale et chimérique, où l’on verra miroiter pêle-mêle et dans une confusion séduisante les mots de liberté, de justice, de fraternité et d’amour, d’égalité et d’exaltation humaine, le tout basé sur une dignité humaine mal comprise. Ce sera une agitation tumultueuse, stérile pour le but proposé et qui profitera aux remueurs de masses moins utopistes. Oui, vraiment, on peut dire que le Sillon convoie le socialisme, l’œil fixé sur une chimère. »

 L’ultime avertissement

Les sillonnistes allaient jusqu’à oser « entre l’Évangile et la Révolution des rapprochements blasphématoires » et à dépouiller le Christ de sa divinité pour attirer le plus grand nombre.

Citons alors cet ultime avertissement : « Qu’ils soient persuadés que la question sociale et la science sociale ne sont pas nées d’hier ; que, de tout temps, l’Église et l’État, heureusement concertés, ont suscité dans ce but des organisations fécondes ; que l’Église, qui n’a jamais trahi le bonheur du peuple par des alliances compromettantes, n’a pas à se dégager du passé et qu’il lui suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires, ni novateurs, mais traditionalistes. »

Suivaient quelques mesures pratiques pour arracher les âmes à cette débâcle et pour définir une véritable action sociale catholique. Nous n’avons pas besoin d’ajouter que ces propos qui, prononcés par un saint, sont illuminés de sainteté, décrivent à l’avance une situation dans laquelle, faute d’avoir écouté la voix du Magistère, le monde actuel est enfoncé politiquement, socialement, et religieusement. Qu’on le reconnaisse ! Saint Pie X est toujours actuel ; aujourd’hui c’est la démocratie qui est vieille. Écoutons-le nous appeler à restaurer la société sur des bases saines, expérimentées et salutaires. En la purgeant de la démocratie…

Maurras six ans plus tôt…

Charles Maurrras avait admiré l’intelligence et la générosité de Sangnier jusqu’au jour, le 25 mai 1904, où celui-ci crut bon d’écrire dans le journal du Sillon : « Pour un esprit dégagé de toute superstition, un impérieux dilemme doit tôt ou tard se poser : ou le positivisme monarchiste de l’Action française ou le christianisme social du Sillon » ! Ce fut l’origine du Dilemme de Marc Sangnier, l’un des plus lumineux textes de Maurras. Nous rappelons ici seulement quelques points. Faux dilemme, répondit Maurras dès le 1 er juillet dans L’Action Française, alors bimensuelle, « dépourvu de valeur logique et de sens réel », parce que dire que les lois naturelles existent, que l’expérience les dégage après que l’observation en a recensé les faits ne saurait contredire les justifications métaphysiques qui en constituent pour les chrétiens le vrai fondement.

« Les lois naturelles existent ; un croyant doit donc considérer l’oubli de ces lois comme une négligence impie. Il les respecte d’autant plus qu’il les nomme l’ouvrage d’une Providence et d’une bonté éternelles. »

Et de prendre l’exemple de Godefroy de Bouillon, de sainte Jeanne d’Arc, de saint Vincent de Paul, qui n’ont jamais réalisé leur mission chrétienne en méprisant les conditions temporelles, expérimentales, du succès de leurs entreprises. Maurras alors s’étonnait : « Notre philosophie de la nature n’exclut pas le surnaturel. Pourquoi Sangnier, dans son surnaturel, ne sous-entend-il pas la nature ? » Séparer les deux ordres était nettement contraire à la tradition thomiste… Le fondateur du Sillon écrivit alors à Maurras une lettre publiée dans L’Action Française du 15 août où il disait que la démocratie qui restait à mettre en route est le régime qui devait « porter au maximum la conscience et la responsabilité de chacun ». Étant donné « l’effort évolutif des sociétés humaines », il y aurait de plus en plus d’hommes dans ce cas : la démocratie sera toujours en devenir… « Nous continuons notre route vers l’avenir », écrivait-il. Sangnier rêvait d’un État fondé sur la vertu Ainsi, Sangnier rêvait d’un État dont le fondement serait la vertu. On nageait en plein rousseauisme… Maurras n’avait aucun mal à répondre que, bien sûr, la vertu est belle et que la chrétienté a suscité de grands élans d’héroïsme et de sainteté, mais que si les motifs surnaturels sont d’un prix infini, c’est « à condition qu’ils soient guidés et définis par la vénérable sagesse de l’Église », laquelle, sachant que la seule prédication du bien ne saurait suffire à transformer une société, a toujours voulu multiplier, pour encadrer l’individu, les habitudes, les institutions, les communautés qui le portaient à surmonter ses penchants égoïstes ou les « illuminations » de sa sensibilité. La confiance en l’homme est trompeuse… Pas de bonnes mœurs sans de bonnes institutions ! Enfin, poursuivait Maurras, « être sublime à jet continu, héroïque à perpétuité, tendre et bander son cœur sans repos et dans la multitude des ouvrages inférieurs qui, tout en exigeant de la conscience et du désintéressement, veulent surtout la clairvoyance, l’habileté, la compétence, la grande habitude technique, s’interdire tous les mobiles naturels et s’imposer d’être toujours surnaturel, nous savons que cela n’est pas au pouvoir même des meilleurs ».

Et de constater : « Quand la France fut-elle plus croyante et plus vertueuse qu’aux XIIe et XIIIe siècles ? C’est aussi le moment où elle fut le plus monarchique, le plus féodale, le plus « corporative » et le moins individualiste, c’est-à-dire le plus étrangère au système démocratique républicain cher à Sangnier. »

Maurras avait très tôt deviné l’erreur politique qui pouvait découler d’une erreur religieuse fondamentale puisqu’elle portait sur la place de l’homme dans l’ordre de la Création. Et son analyse allait être confirmée par le saint pape six ans plus tard.

Michel Fromentoux, membre du Comité Directeur de l’Action Française

 

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Le Grand Colbert

Le Grand Colbert

Le Grand Colbert a été, de 1661-1665 jusqu’à sa mort en 1683, un des principaux ministres de Louis XIV (1643-1715), cumulant économie,finances, travaux publics, industrie, commerce, agriculture, marine et culture. Il a accompli une œuvre importante, voire essentielle, dans tous ces domaines. Si lui ont toujours échappé l’armée de terre, les fortifications, la diplomatie, la justice, ceci ne l’a pas empêché d’accomplir une œuvre législative, en particulier de droit commercial, le célèbre Code noir, humanisant l’esclavage. Il a supervisé le chantier de construction du Louvre, puis celui du Château de Versailles.

Jean-Baptiste Colbert a été un modèle de serviteur de l’Etat, animé par une grande vision de la France. Le tout a été accompli, sous la supervision directe de Louis XIV, roi particulièrement consciencieux. Quelle a été l’action réelle de Colbert ? Est-elle à la hauteur de la propagande d’Etat qu’il a su construire, à sa gloire, dès son époque, avec des écrivains et artistes talentueux ?

Colbert est devenu très vite, un mythe historique. Il a su mettre en œuvre sa propre propagande, celle du ministre exemplaire, alliant sérieux, compétence, désintéressement et surtout courage politique -n’hésitant pas à contredire le roi dans l’intérêt de l’Etat-. Il a dressé symboliquement, sa propre statue, face à de mauvais ministres, Mazarin, mal organisé, et Fouquet, prévaricateur.

Cette image a été reprise au XIXème siècle, en voulant faire de Colbert, un champion de la bourgeoisie, classe montante au service de la France, opposé à une noblesse plus ou moins parasite, voire fauteuse de guerre civile. A l’inverse, à partir des années 1970, des penseurs, marqués par les théories économiques libérales ou ultralibérales, ont attaqué Colbert, jusque-là à peu près consensuel, et ont voulu voir en lui un précurseur du socialisme, donc d’une politique économique inefficace.

Colbert a été un grand serviteur de l’Etat, ceci ne fait aucun doute. Il a essayé, avec des succès variables, de développer l’économie française. Il est issu en effet de la bonne bourgeoisie de Reims, de la banque -pour utiliser un terme moderne- et de la haute administration -les bureaux des ministres, Le Tellier puis Mazarin-. Ce Colbert, petit commerçant, a été une calomnie, du duc de Saint-Simon, mémorialiste au grand talent littéraire mais très mauvaise langue, calomnie reprise au premier degré et retournée positivement au XIXème siècle. Colbert a prétendu lui, durant toute sa vie, à des origines nobiliaires écossaises, fantaisie familiale délirante qui a beaucoup fait rire en son temps et au siècle suivant, car ses descendants, et eux seuls, y ont cru. Il n’était donc nullement quelque champion d’une classe bourgeoise (concept, du reste, inventé au XIXème siècle). Cette petite faiblesse de prétentions nobiliaires, s’explique par le contexte social de l’époque, et n’enlève rien au génie du personnage.

Il faut, bien sûr, se méfier terriblement des opinions idéologiques qui font fi du contexte chronologique. Par exemple, Colbert n’a certainement pas inventé le socialisme deux siècles avant Karl Marx. Ce n’est tout simplement pas sérieux. Colbert a multiplié les encouragements au secteur privé, à commencer par des législations nouvelles, favorables au commerce et à la navigation, et n’a tout simplement jamais eu l’idée d’une économie collectiviste (contresens par rapport à sa pensée profonde).

UN TRÈS GRAND MINISTRE ET UNE FAMILLE AU SERVICE DE L’ETAT

Jean-Baptiste Colbert de 1619 à 1683, a été un ministre possédant un vrai génie de l’organisation administrative, talent aussi rare que précieux pour les Etats. Il a su allier réflexions théoriques et capacités pratiques. Bourreau de travail, il a eu pour seule passion la bibliophilie ; dans cette discrète et très honorable passion, il est devenu assez vite un expert, un amateur au goût très sûr ; après sa mort, ses acquisitions ont enrichi les fonds de la Bibliothèque Royale.

Colbert a certes fait la fortune de sa famille, ce qui a pu choquer rétrospectivement, mais correspondait parfaitement à la coutume du temps. L’enrichissement ne devait pas cependant être disproportionné, scandaleux, comme ce fut le cas avec Fouquet, disgracié et arrêté en 1661. La fortune des Colbert est restée inférieure à celle des grands cardinaux-ministres, Richelieu et Mazarin. Culminant pour toute sa famille, à son apogée vers 1680, à 10 millions de livres, elle est restée dans la norme des très grands ministres de l’époque, à l’étranger (Autriche, Angleterre, Espagne) comme en France, et s’avère comparable à la fortune de la grande famille concurrente des Tellier-Louvois.

Colbert a promu des talents véritables, issus de sa famille, dans ses départements ministériels. Les sujets médiocres, y compris un de ses fils, ont été écartés ou placés à des niveaux correspondant à leurs talents réels. Beaucoup de Colbert, neveux ou cousins, ont été de bons ministres, du vivant du Grand Colbert comme par la suite, en particulier dans les affaires étrangères, les finances, la marine.  Nombre de ces fils, neveux, cousins, sont morts à la guerre, pour la France. La prétention nobiliaire n’a pas été qu’une extravagance ridicule de cette famille ; elle en avait assumé, de manière vaillante, toutes les conséquences. La famille Colbert a d’ailleurs été assimilée in fine, à la noblesse, du fait d’actions exemplaires au service de l’Etat, suivant le modèle ancien de service de la Monarchie.

QUELQUES ACTIONS ESSENTIELLES DE COLBERT

La modernisation de l’Etat par Colbert a certes été relative, limitée, mais néanmoins remarquable : Il a imposé des méthodes de comptabilité rigoureuses, pour l’époque. Il a veillé à améliorer les méthodes de perception des impôts : les contribuables, surtout les plus modestes -il s’est beaucoup inquiété des impôts écrasants les paysans-, ont donc un peu moins payé, et l’Etat a davantage reçu… Les urgences des guerres, à partir de 1672, ont empêché de pousser jusqu’au bout la logique des réformes ; une véritable administration fiscale moderne ne sera mise en place que dans les années 1800. Mais il faut saluer les indéniables progrès accomplis.

Colbert a développé une vision d’une France autosuffisante, d’une France exportatrice, n’important plus, ou nettement moins, les produits de consommation courante et de luxe. Il a beaucoup réfléchi à la compétitivité française, avec une vraie politique douanière protectionniste, de défense des productions nationales. Dans l’ensemble, cette politique économique a été une réussite, avec le développement d’un secteur du luxe, des vêtements aux miroirs, resté réputé (un des très rares domaines d’excellence de la France désindustrialisée des années 2020). Les tapis de la Savonnerie et les glaces des Gobelins, ont marqué leur temps, jusqu’au siècle suivant.

Colbert a ressuscité notre marine, et lancé la colonisation effective du Canada. La marine de guerre, reconstruite déjà deux fois dans la première moitié du XVIIème siècle, par Henri IV et Sully, puis par Richelieu sous Louis XIII, avait été négligée dans les années 1640-1650 du fait du caractère prioritaire des fronts terrestres ; citons l’interminable guerre contre l’Espagne (1635-1659), menaçant Paris depuis les Pays-Bas espagnols (future Belgique, alors étendue jusqu’à l’Artois), et les ravages de la guerre civile de la Fronde (1648-1653).

Dans les années 1660-1670, Colbert a accompli une œuvre remarquable de reconstruction de la marine de guerre française, qui a été, pour une des rares fois de notre histoire, la première d’Europe, et même du monde. Colbert a veillé à multiplier les chantiers de construction et les bases navales, pour l’entretien et la protection des flottes ; il a développé Brest et Toulon, restées les principales bases navales de notre marine jusqu’à aujourd’hui. Il a organisé le recrutement des équipages, en inventant le système de l’inscription maritime, sorte de service militaire spécifique pour les gens de mer, contre des indemnités et des compensations réelles. En amont, il a réorganisé la gestion des forêts afin d’approvisionner les chantiers navals, avec les considérables quantités de bois nécessaires.

De même, il a veillé au développement de la marine de commerce, via de grandes compagnies commerciales à chartes, une des bases essentielles de la puissance des Etats. Toutefois, ces tentatives n’ont été que des demi-réussites, du fait de l’agressivité des marines de guerres ennemies et de la perturbation des échanges, causée par les guerres quasi continuelles, après 1672.

Le peuplement du Canada a été pensé comme une politique indispensable pour permettre une implantation française durable en Amérique du Nord, face à la menace mortelle des colonies britanniques voisines. Le Québec actuel, dans ses réalités humaines, lui doit son existence ; les quelques milliers de colons, hommes et femmes (orphelines le plus souvent) envoyés au Canada, ont constitué la base humaine des Canadiens-Français. Il est dommage que cette politique de peuplement n’ait pas été poursuivie par la suite. Une Nouvelle-France plus peuplée aurait résisté à l’offensive majeure britannique des années 1750-1760. 

UN SERVITEUR DE L’ETAT EXCEPTIONNEL, D’UN TYPE HELAS TROP RARE DANS NOTRE HISTOIRE

Le Grand Colbert a donc été un serviteur génial de l’Etat, non seulement un homme doté de grandes aspirations pour la France, mais aussi un homme rigoureux, pratique, qui a tout fait pour mettre ses visions en œuvre, et a rencontré un réel succès. Il est dommage que ses recommandations n’aient pas davantage été suivies, le siècle suivant, siècle durant lequel a manqué à l’Etat et à la Monarchie, un grand serviteur de la stature de Colbert.

Octave THIBAULT

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